Loïc Touzé

creations

Si les premières réalisations de Loïc Touzé datent du milieu des années 90, Morceau en 2000 puis Love en 2003 apparaissent comme le début d’un travail d’auteur et engagent un temps axé sur le travail de la composition, du montage et de l’écriture. Depuis, chaque nouvelle pièce déploie un motif apparu dans la précédente, selon un principe de bouturage, les pièces s’engendrant, se ressourçant l’une l’autre.

Plutôt que de développer un style résultant d’une ligne formelle du geste, l’étendue ouverte par les pièces est parcourue de lignes de fond telles que la question du récit, la place centrale de l’interprète, un mode d’adresse alliant une forme de distance à une expressivité directe, et une foi dans le geste dansé qui s’appuie sur la conviction qu’une danse est un acte de transformation effective.

Si des pièces comme Love et 9 explorent une écriture alternant paramètres fixes et paramètres variant, La chance puise ses gestes hors du chorégraphique, et les pièces telles que Fanfare ou Forme Simple, dont l’enjeu consiste à faire d’une chorégraphie une danse, s’attachent à une composition dont les contours sont précisément fixés en amont.

Parallèlement à ces pièces, ces enjeux de composition autrement formulés s’expérimentent dans des formats différents : pièces jeune public (Voici Ulysse sur son bateau), films (Dedans ce monde), conférences performées (Je suis lent), ou autres manifestations dans l’espace public telle que Autour de la Table réalisée avec Anne Kerzerho.